18 juillet 2009
L'homme qui n'aimait pas les femmes par Stieg Larsson
Non, je ne vais pas vous fournir ici, un résumé supplémentaire tome par tome, de cette célibrissime série! Avant de vous donner mon avis personnel sur l'ensemble de l'oeuvre , je vous conseille de lire l'excellent billet que nous a concocté entre autres, notre amie Karine. Bien que nos avis diffèrent, ce que je n'ai jamais considéré comme un crime, elle nous offre un aperçu fort enlevé, et une critique pertinente de cette trilogie (qui pourrait, selon certains, être une quadrilogie, Larsson ayant rédigé l''ébauche d'un quatrième volume) que l'on lit, que l'on peut aimer ou détester, mais que le lecteur ne pourra jamais oublier.
Voilà le lien de Karine : http://moncoinlecture.over-blog.com/categorie-10192063.html
Mon avis : Pour le premier volume, aucun problème, j'ai aimé, adoré sans mesure. Du début jusqu'à la fin! Déjà après les 50 premières pages, j'étais tellement fascinée par le récit, l'originalité des personnages (Lisbeth Salander en tête de classement) que j'ai couru chez mon libraire le plus proche pour acquérir les deux tomes manquants (ce qui fut une erreur, mais j'y reviendrai). De pages en pages, j'ai été fascinée par la fluidité de l'écriture, les très belles descriptions des lieux, de la nature environnante et de l'intériorité des personnages (ce lien entre la nature sombre, belle et désolée et les états d'âme des principaux protagonistes me rappelent la période romantique, que j'apprécie beaucoup). Par le biais de Blomkvist, Larsson nous révèle sa propre personnalité. J'y ai rencontré un homme tourmenté, intelligent, sensible, mélancolique et droit. L'homme qui n'aimait pas les femmes est un récit douloureux,exacerbé qui éclaire les maux dont souffre notre société qui se veut pourtant démocratique (corruption, faux témoignages, prises de pouvoir) et les non dits, la haine les dérèglements majeurs qui peuvent affecter toute une famille, surtout quand celle-ci est associée au pouvoir, à l'argent, et à une certaine tradition. Le caractère asocial atypique de Lisbeth, mis en exergue et fort controversé parfois, a plutôt attiré ma compassion et ma sympathie, que l'oppobre ou le mépris.
Alors me direz- vous pourquoi n'ai je pas pu finir le second tome, de cette série qui s'annonçait si bien (je ne lirai probablement pas le troisième..)??
Parce qu'en focalisant ce second tome sur le passé de Salander (l'histoire des filles ne sert que de prétexte), ce qui est intéressant, j'en conviens, puisque l'auteur nous permet ainsi de mieux saisir l'essence de ce personnage-clé, je me suis confrontée à des répétitions, des longueurs, à une accumulation de détails plus ou moins scabreux, qui loin de m'enthousiasmer, m'ont fait perdre mon attention et ont coupé mon élan. Dans ce fratras de souvenirs, de pistes, je n'ai plus discerné de direction, de trame et après 400 pages, définitivement lassée, j'ai abandonné "la fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette".
Enfin après avoir parcouru consciencieusement le quatrième de couverture et les premières pages de "la reine dans le palais des courants d'air", me rendant compte que l'auteur revenait toujours et encore aux mêmes faits, je me suis désistée.

