Les lectures de Sourifleur

Mes envies et découvertes au fil de mes voyages littéraires

23 juillet 2008

je ne puis resister..

et je vous ajoute encore quelques avis sur cette belle oeuvre!

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« Comment pouvait-on vivre jusque-là sans connaître les livres du docteur Irvin D.Yalom ? On se le demande. Heureuse initiative que celle de ce nouvel éditeur, Galaade, qui a créé une collection d’oeuvres épuisées ou inconnues du public français : “Re-trouvailles” […] Ces deux premiers livres, excellemment traduits en français et dont le premier est l’un des meilleurs d’après les spécialistes, constituent une vraie “trouvaille”, que le lecteur soit psy, de quelque obédience qu’il soit, ou simple amateur de romans. […] Ce n’est pas tous les jours que des livres de psychothérapie se lisent comme des romans. » — Geneviève Delaisi de Parseval, Libération, 19 janvier 2006

« Le Bourreau de l’amour d’Irvin D.Yalom. II faut entrer dans ce livre comme dans un temple, avec un immense respect, car il dévoile les ressorts les mieux cachés de l’âme humaine, met à nu les racines les plus profondes de nos problèmes. […] Du grand art. » — Valérie Colin-Simard, Psychologies, décembre 2005

« Apprendre à mourir, la méthode Schopenhauer. Le dernier roman du psychiatre et psychanalyste Irvin D.Yalom est un livre rare. » — Pascale Senk, Psychologies, novembre 2005

« Sur le divan aborde certaines des questions cruciales qui se posent entre le patient et son psy… notamment ce qu’implique de dire la vérité – des deux côtés du divan. » — The New York Times Book Review

« Même Freud ou Jung, s’ils avaient voulu écrire un thriller psychologique, n’auraient pas pu raconter une histoire aussi dense et forte […] Un éblouissant thriller psychanalytique : Yalom fait preuve d’une connaissance parfaite des techniques thérapeutiques, ainsi que d’un réel talent pour montrer au lecteur ce qui se passe dans la tête du psy lorsqu’il écoute ses patients. » — The Los Angeles Times

« Voilà un roman pour tous ceux qui veulent savoir comment fonctionne le cerveau d’un psychanalyste. » — San Francisco Chronicle

« Un roman captivant, spirituel et extrêmement amusant. » — David Lodge

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13 juillet 2008

William Trevor : mauvaises nouvelles

Mon avis : J' ai bien aimé Mauvaises nouvelles; par contre le second recueil Très mauvaises nouvelles, je l'ai moins apprécié parce que j'ai trouvé le ton un peu trop désabusé et plus dur..

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Une critique :
les neuf récits de ce premier recueil sont autant d’histoires de solitude et de détresse, encore que l’habile Trevor, dont la plume subtile distille une émotion parfaitement retenue jusqu’au dernier mot, y ouvre parfois une brèche de lumière. Le premier de ces textes est peut-être le plus touchant : un jeune garçon tente de masquer sa honte devant une mère exubérante, déprimée et désorientée qui vient visiter son collège. Ses parents vivent séparés, son père est venu avec sa nouvelle femme ; en quelques pages, l’auteur restitue toute l’ambivalence des sentiments de l’enfant, qui finit par présenter sa mère comme une tante éloignée à ses camarades. Avant de conclure : "Mais dans le noir il s’adressa à elle, en pensée. Lui murmurant qu’il regrettait. Qu’il l’aimait plus que quiconque." Explorant des thèmes variés mais renvoyant toutes à la solitude, à la nostalgie (le splendide L’Angleterre de Mathilda, portrait en trois tableaux d’une femme dont la vie se déroule autour d’une demeure qui la hante) ou au traumatisme, toutes reliées à l’imaginaire, à la violence et à l’histoire de l’Irlande, ces neuf nouvelles donnent la mesure du talent et de la force de William Trevor. Entre rêves pathétiques et cruautés du destin, neuf histoires pour ressentir la peine de ses personnages à chaque fois qu’ils comprennent que "rien n’est plus comme avant".

Bernard Quiriny

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24 juin 2008

Philippe Claudel : quelques-uns des cent regrets

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"Roman poignant où par petites touches l'amour filial est exploré avec une extrême délicatesse, une surprenante réserve, une dureté sensible, une pudeur vraie. Un homme d'une trentaine d'années revient dans la ville de son enfance, triste bourgade inondée du nord de la France, pour l'enterrement de sa mère qu'il n'avait pas revue depuis seize ans. Un mystère plane sur cette femme blonde, effacée et démunie, mère célibataire dès l'adolescence. L'agressivité de son fils vis-à-vis d'elle, nourrie de « peines jamais guéries », se transformera à la fin de ces trois jours en un douloureux apaisement symbolisé par la rivière qui, « en une nuit, à la façon d'un miracle, avait remballé sa colère et son ressentiment ».
L’auteur semble se méfier des souvenirs qui font mal tout en sachant qu’on ne fait rien non plus sans eux… Avec une écriture raffinée et sur un ton à la fois languide et cruel, Philippe Claudel, comme dans son premier roman, Meuse l'oubli, charme par ses évocations où il parvient à glisser poésie, tendresse et nostalgie dans le quotidien le plus sinistre, sous le ciel lourd chanté par Brel. Le plus bel ouvrage de Philippe Claudel !"

Pascale Arguedas

Mon avis
: J'ai beaucoup aimé ce livre tendre et sobre à la fois, tout en nuances! Je le préfère à son roman mieux connu "les âmes grises".

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15 juin 2008

Cunnigham : les heures

Je vous laisse ici un résumé et une critique de ce merveilleux roman que je viens de terminer

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Comme des ricochets sur une eau calme, ses trois vies résonnent ensemble, se font écho. Elles disent en motu proprio l’universelle condition féminine et ses victoires au fil du temps, comme celles d’une homosexualité peu à peu émancipée. Si Clarissa vit en couple de la façon la plus conventionnelle, voire avec conservatisme (mais n’est-ce pas aussi une façon de se cacher ?), Virginia et Laura volent des baisers féminins, à une sœur, une voisine, de manière furtive sinon coupable…

«Les cercles de plomb se dissolvaient dans l’air», écrivait Virginia Woolf pour rendre la sensation des coups de Big Ben. Evoquant Richard, l'écrivain maudit depuis l’enfance, M. Cunningham écrit : «l’obstiné, le désenchanté, le scrutateur, Richard qui observait si minutieusement, si longuement, qui voulait briser l’atome avec des mots»… (p.71) On devine alors le romancier derrière la fiction du poète car la beauté des Heures semble résider avant tout dans la saisie d’instants, dans l’évocation alchimique de secondes qu’on croirait, papillons frénétiques, inatteignables : la mort d’un oiseau, l’écriture d’une phrase, la chute d’une larme, tous ces laps de temps furtifs, mais ici brillamment capturés… V. Woolf écrivait encore : «Le mot «temps» brisa sa bogue ; déversa sur lui ses richesses ; et des lèvres tombèrent, comme des coquillages, comme les copeaux d’un rabot, sans qu’il ait à les fabriquer, des mots durs, blancs, impérissables qui s’envolèrent…»

Bruno Portesi

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20 avril 2008

Annie Saumont : un autre avis

Dans un souci d'objectivité, je vous ajoute une critique qui a été faite par le magasine LIRE

par Christine Ferniot
Lire, juillet 2005 / août 2005

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Annie Saumont a décidé de se consacrer à l'écriture dès l'âge de six ans et, en dehors de quatre romans qu'elle préfère oublier, n'écrit que des nouvelles, soit près de deux cent cinquante à son actif. Un recueil tous les deux ans depuis plus de trente ans, et toujours cette construction stricte, ce ton dépouillé où juxtapositions, répétitions, originalité ne riment jamais avec virtuosité. En quelques phrases, elle saisit une vie, suggère l'intime, si proche de nos désordres humains, de ces petites dérives qui sont nos démons ordinaires. En quelques pages, Annie Saumont dévoile une situation de crise. Mais c'est dans ses raccourcis, son irrespect grammatical, son décalage linguistique qu'elle atteint son but.

Petite ajoute personnelle : malgré ma réserve, j'ai encore tenté de lire un recueil de nouvelles "Aldo, mon ami", et celui-là ( et c'est le seul pour l'instant), je l'ai assez bien apprécié! Je reconnais avoir des goûts plutôt éclectiques. Je me devais aussi de nuancer un peu ma critique.

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