30 août 2009
Mark Spragg : une vie inachevée
L'auteur : Né dans un ranch du Wyoming, Mark Spragg évoque dans son œuvre toute la puissance et la poésie de l’Ouest américain. Là où les rivières se séparent a obtenu le Mountains and Plains Booksellers Award. Publié aux États-Unis en 2004, son second roman, Une vie inachevée, a été adapté au cinéma.
Résumé : L'histoire se passe en milieu rural. Dans un vieux ranch, vivent deux vieux vétérans de la guerre de Corée, deux hommes taciturnes qui ont tout perdu : Einar Gylkynson, privé de sa femme et de son fils unique et son compagnon de misère, Mitch Bradley, souffrant et estropié. Deux hommes unis par une indéfectable amitié, tendre et bourrue.
Après dix années de pérégrinations diverses Jane Gilkynson, la belle-fille d'Einar a quitté l'Iowa pour échapper à la violence de son dernier compagnon, Roy, et revient au ranch familial. Elle y ramène une petite fille, Griff, l'enfant de Griffin, le fils déploré, mort dans un accident de voiture.
L'accueil d'Einar est plutôt réservé, depuis toujours; il a attribué à cette jeune femme pleine de coeur mais un peu étourdie, l'entière responsabilité de ce dérapage.
Mais la détermination de la fillette, sa force de caractère, et surtout son désir de vivre dans une véritable famille, vont changer le coeur blessé du vieil homme et apporter un supplément de tendresse dans la vie des deux compagnons. Tous les trois, ils vont vivre de réels instants de bonheur et de partage.
Mais l'arrivée inopinée de Roy, l'ancien compagnon de Jane compromet lourdement cette félicité tranquille.
La bonne volonté et la franchise de Jane lui permettront-elle de se faire enfin aimer et reconnaître?
Mon avis : Ce récit lent divisé en chapitres courts et ponctué de phrases également brèves, nous plonge dans la vie rurale d'une petite bourgade isolée. Tendresse et âpreté ponctuent les dialogues entre les membres de cette famille reconstituée. Au fil des pages, le lecteur découvre chez l'auteur, un profond respect pour la vie dans ses manifestations les plus minimes, et une empathie très naturelle vis-à-vis de la souffrance. L'enfant, personnage clé de ce roman, est présenté ici comme la source de la joie véritable et le catalyseur d'une tendresse latente et omniprésente qui ne cherchait qu'à s'exprimer. A travers ses ressentis, elle nous offre un portrait idéalisé d'innocence et de courage.
J'ai bien aimé cette histoire intimiste, pleine de bons sentiments, un peu prévisible. C'est un livre facile, agréable à lire, d'une écriture correcte et qui nous met un sourire au coeur. A lire pour la détente.
Je remercie l'équipe de
qui m'a permis de découvrir cette oeuvre et de la commenter.
Commentaires
Je ne sais pas si ce livre pourra me plaire. Je vais attendre d'autres avis car il me semble que BOB l'a pas mal diffusé.
Ton article est vraiment très beau et reflète bien l'émotion du livre! Je serais même très tentée de le lire si ce n'est ta petite réticence envers l'écriture...
Vous ne perdez rien à le lire, vous savez, car il est écrit très simplement et c'est très agréable! Il n'y a pas de mal à essayer, si tu veux, je te le prête, Syb.
Merci Sourifleur, je veux bien, oui...
Je ne connais ni le livre ni l'auteur...
Alors, je te prpopose cette petite découverte, Fantasio, pour autant que ta PAL ne s'écroule déjà pas!
J'ai déjà dans mes notes ce titre mais le temps me fait défaut. Plus tard c'est assuré que je m'y mettrai. Merci Sourifleur.
Ca a l'air d'être un petit livre bien sympathique en effet!
j'ai vu le film de lasse halström; j'ignorais que ce fût tiré d'un roman.
Super! je le note! j'ai très envie de venir faire un tour dans le Wyoming , l'Europe y'en a marre!
Lisez-le sans crainte, il vous permettra un bon petit dépaysement, promis!
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