25 août 2009
Paul Auster : seul dans le noir
Résumé : "Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m'efforçant de venir à bout d'une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain." Ainsi commence le récit d'August Brill, critique littéraire à la retraite, qui, contraint à l'immobilité par un accident de voiture, s'est installé dans le Vermont, chez sa fille Miriam, laquelle ne parvient pas à guérir de la blessure que lui a infligée un divorce pourtant déjà vieux de cinq ans, et qui vient de recueillir sa propre fille, Katya, anéantie par la mort en Irak, dans des conditions atroces, d'un jeune homme avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, croit-elle, le départ de ce dernier pour Bagdad... Pour échapper aux inquiétudes du présent et au poids des souvenirs, peu glorieux, qui l'assaillent dans cette maison des âmes en peine, Brill se réfugie dans des fictions diverses dont il agrémente ses innombrables insomnies. Cette nuit-là, il met en scène un monde parallèle où le 11 Septembre n'aurait pas eu lieu et où l'Amérique ne serait pas en guerre contre l'Irak mais en proie à une impitoyable guerre civile. Or, tandis que la nuit avance, imagination et réalité en viennent peu à peu à s'interpénétrer comme pour se lire et se dire l'une l'autre, pour interroger la responsabilité de l'individu vis-à-vis de sa propre existence comme vis-à-vis de l'Histoire. En plaçant ici la guerre à l'origine d'une perturbation capable d'inventer la "catastrophe" d'une fiction qui abolit les lois de la causalité, Paul Auster établit, dans cette puissante allégorie, un lien entre les désarrois de la conscience américaine contemporaine et l'infatigable et fécond questionnement qu'il poursuit quant à l'étrangeté des chemins qu'emprunte, pour advenir, l'invention romanesque.
Mon avis : ce roman est bien dans la lignée de cet excellent auteur et se lit très facilement (on y retrouve un réalisme magique rendu accessible par une écriture toujours claire et limpide). Il reproduit en outre quelques thèmes familiers : la peur de la décrépitude physique, de l'approche de la vieillesse, décuplées par une interrogation lancinante sur le sens réel de la responsabilité. Et pourtant, malgré cela (ou peut-être à cause de cette espèce de répétition), cette oeuvre ne m'a pas laissé de souvenir marquant. Juste un agréable moment de lecture, sans plus, ce qui n'est quand même pas mal.
Commentaires
Je l'ai lu il y a quelques mois et m'étais vraiment régalée.
Il est vrai que pour l'habitué d'Auster, ce roman n'est pas le meilleur, bien qu'il apporte un très agréable moment de lecture.
Bah, même un Auster moins excellent donne toujours du plaisir de lecture. C'est lequel, ton préféré?
Ah j'ai bien aimé ce livre d'Auster ! :))
Mon avis
Je vous invite à découvrir mon avis sur ce roman via mon blog : http://louiselegy.over-blog.com
Pour répondre à Keisha (merci également à tous les autres, pour vos comm's), je préfère "Brooklyn follies".
Je ne l'ai pas lu, celui-là! De toute façon, j'attends qu'il soit en poche... j'ai quelques autres Auster à lire avant!
Je n'ai pas encore lu un Auster!!! jsais pas pourquoi mais j'en ai pas envie et ce malgré les avis plus que positifs de la plupart de ses romans.
Je n'ai pas lu celui-là mais j'y viendrais, c'est sûr. Auster est un auteur que je lis depuis des années et que j'aime toujours autant à chaque fois (malgré quelques livres parfois ardus à mon goût).
Après ma déception de "Dans le scriptorium", j'ai peur de lire celui-ci qui n'a pas l'air d'être parmi ses meilleurs non plus.
J'ai trouvé que "dans le scriptorium" était nettement meilleur que celui-ci ! Aie, aie....tu ne risques pas d'aimer, Manu!
je dois le lire mais comme je n'ai encore rien lu de cet auteur j'hésite à commencer par lui
Si tu n'as pas encore lu cet auteur, je te conseille "Brooklyn Folies", un road-movie très touchant. Personnellement, c'est l'oeuvre que je préfère.
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