31 mai 2008
Schmitt : Oscar et la dame rose
Oscar, 10 ans, est atteint d'un cancer incurable. Il séjourne à l'hôpital parce que ses jours sont comptés. Mamie Rose, une dame bénevole vient lui rendre visite tous les jours. Elle lui parle de Dieu et et propose à son petit protéger de lui écrire, comme à un Ami qui le comprend et qui l'aime. Grâce à sa foi naissante en Dieu, et à la profonde affection qui le lie à Mamie, le petit malade va aborder ses derniers jours dans une grande sérénité, où la joie ne sera pas exempte!

Mon avis : c'est un merveilleux livre d'un tout aussi merveilleux auteur . Nous le retrouvons ici dans un ouvrage écrit pour la jeunesse et destiné à familiariser celle-ci avec les valeurs spirituelles que l'on retrouve dans les grandes religions. Cette fois, c'est à travers l'espérance et la foi en en au-delà, en un Dieu d'Amour et de Bonté, et à travers le service compatissant qu'il nous enseigne, que nous sont présentés, par le biais de la religion chrétienne , avec beaucoup de vérité et de simplicité, les thèmes de la maladie, de la souffrance et de la mort.
Parmi ses livres "religieux", c'est celui-ci que je préfère!
A lire également : Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (Islam) et l'enfant de Noé (Judaïsme).
Abecassis : la répudiée
Le but de l'amour physique est la procréation. Ainsi le proclame le Talmud, ainsi en est convaincu Nathan qui a épousé Rachel il y a dix ans, sans lui donner d'enfants. Pour lui, dont les journées à Mea Shearim, quartier juif ultra-orthodoxe de Jérusalem, battent au rythme de l'étude et de la prière, la décision est évidente même si elle le torture : le jour de leur dixième anniversaire de mariage, il répudiera sa femme. Ce récit déchirant emprunte le ton des récits ancestraux. Discours épuré des débuts ou de la fin du monde, car chaque jour qui rapproche Rachel de la date fatale la fait osciller entre les deux. Son chant d'amour a la beauté du Cantique des cantiques, dont elle enveloppe, infiniment, l'homme qu'elle aime.
Mon avis : c'est un très beau livre, profond et grave!
Eliette Abecassis
Eliette Abécassis, née le 27 janvier 1969 à Strasbourg en France, est une femme de lettres française. Ancienne élève de l'École normale supérieure, elle a obtenu l'agrégation de philosophie et enseigne la philosophie à Caen. Son père, Armand Abécassis, est un des professeurs les plus renommés du judaïsme. Elle-même est pratiquante et son éducation et sa vie sont baignées de la religion et de la culture juive.
Pour son premier roman Qumran, elle ne s'est pas contentée de ses connaissances préalables sur le monde hébreu, elle a poussé ses recherches jusqu'en Israël, à Jérusalem, à Qumran et est allée aussi aux États-Unis afin d'obtenir le plus de renseignements possibles. Les recherches auront duré trois années. Elles seront payantes: Qumran sort en 1996 et obtient immédiatement un succès énorme, il est alors traduit en dix-huit langues.
L'année suivante est publié l'Or et la Cendre, l'histoire mystérieuse du meurtre d'un théologue berlinois. En 1998, Eliette Abécassis écrit un essai sur l'origine philosophique de l'homicide : Petite métaphysique du meurtre. Son roman suivant, La répudiée, est finaliste au Grand Prix du roman de l'Académie française et pour le Prix Fémina. Ce roman s'inspire du scénario qu'elle a écrit pour le film Kadosh du réalisateur israélien Amos Gitaï.
En 2001, le Trésor du Temple relate la suite de Qumran : les deux principaux protagonistes se retrouvent pour enquêter sur le secret du temple de Jérusalem. La trilogie de Qumran emprunte avec talent la forme du roman d'aventure et de suspens mais dissimule dans les intrigues une véritable érudition et une réelle ambition métaphysique.
Après ce dernier roman, son œuvre prend un tour plus personnel et psychologique. En 2002 paraît Mon père, roman bouleversant racontant la remise en cause d'une relation père-fille idyllique.
Son roman Clandestin fait partie en 2003 de la sélection des douze livres du Prix Goncourt.
Noëlle Châtelet : la petite aux tournesols
On peut être amoureux et connaître les délices et les souffrances de la passion à tout âge. Noëlle Chatelet l'a rappelé dans La femme coquelicot où elle évoque l'amour de Marthe pour Félix, un peintre octogénaire. Mais s'il est difficile de faire admettre une histoire d'amour entre personnes âgées, il est encore plus délicat, pour un romancier, d'aborder les amours enfantines dont le vert paradis est, par définition, interdit aux adultes. Noëlle Chatelet parvient à cet équilibre parfait qui n'est ni de la fausse naïveté ni le regard raisonnable d'une grande personne pour raconter la passion de Mathilde, la petite fille de Marthe, pour Rémi. Mathilde a six ans, elle passe ses vacances avec sa mère et des amies dans une maison provençale. Rémi a sept ans et leur passion est un éblouissement mutuel sous l'éclat solaire des tournesols. Le récit de Noëlle Chatelet trouve les mots justes pour dire ce qui est peut-être le moment le plus important dans la vie de tout individu : le premier amour. --Gérard Meudal
Mon avis : c'est l'histoire, merveilleusement racontée, d'un amour d'enfant à la fois tendre,innocent et sensuel. C'est un très beau récit!
22 mai 2008
Graham Masterton : le miroir de Satan
Après ses débuts dans le journalisme, il se tourne vers la littérature fantastique et connaît le succès en 1975 avec son premier roman, Manitou, écrit en seulement une semaine et adapté au cinéma avec Tony Curtis dans le rôle principal. Graham Masterton vit aujourd'hui en Irlande, près de Cork, où il continue d'écrire les aventures de Jim Rook, un sympathique mais étrange professeur souvent témoin de phénomènes surnaturels chez ses élèves.
Résumé : Martin Williams, un scénariste, fait l'acquisition d'un miroir ayant appartenu à Boofuls, enfant-star d'Hollywood, assassiné en 1939 dans des circonstances aussi tragiques que mystérieuses. Les miroirs, c'est bien connu, peuvent être des portes sur d'autres mondes. Celui-là est une porte sur l'enfer, sur un " Hollywood à l'envers " où sous ses dehors de petit garçon angélique, Boofuls va se révéler la plus diabolique des créatures..
Mon avis : l'auteur nous a concocté une variation très originale sur le thème du double! J'ai beaucoup apprécié!
J.Saul : les chroniques de Blackstone
John Saul est né à Pasadena, en Californie en 1942. Il a été inscrit à plusieurs universités mais n'a jamais obtenu de degré. Il a passé quinze ans à effectuer différents petits travaux tout en essayant d'écrire un livre que quelqu'un voudrait éditer. Sa première oeuvre "suffer the children", est apparue sur toutes listes de best-sellers américains. Par la suite, tous ses livres, ont été édités dans le monde entier.
L'écrivain vit à temps partiel dans le nord-ouest Pacifique, à Seattle et dans les îles de San Juan, et sur la grande île d'Hawaï.
Les chroniques de Blackstone
À Blackstone, dans le nord-est du Massachusetts aux Etat-Unis, l'ancien asile psychiatrique surplombe la ville. Cette immense bâtisse, fermée depuis des décennies, doit être démolie pour être remplacée par un centre commercial. Mais, subitement, la banque refuse d'accorder les prêts nécessaires. De cadeaux sont adressés anonymement aux familles qui ont un lien avec le projet ; des cadeaux anodins en apparence mais qui déclenchent la peur et la mort. Oliver Metcalf, journaliste aux Chroniques de Blackstone, tente d'élucider ce mystère et se retrouve entraîné dans cet asile qui semble abriter d'étranges secrets...
Initialement publiées en épisodes, Les Chroniques de Blackstone sont enfin disponible en un seul volume. Une excellente idée, car quelle torture pour le lecteur d'attendre la suite de cette terrifiante histoire ! Une réussite !
Quatrième de couverture
La braderie de Blackstone ! L'occasion pour chacun de vider son grenier. En ce dimanche de mars, Rebecca y a entraîné Oliver Metcalf : elle cherche un cadeau pour sa cousine Andrea, la fille prodigue qui revient au bercail. Soudain Rebecca tombe en arrêt devant un curieux objet. Un briquet doré, en forme de dragon. Parfait pour Andrea, fumeuse impénitente... Après la poupée et le médaillon, ce briquet est-il le troisième cadeau maudit ?
Lois Lowry : le passeur
L'auteur
Lois Lowry est une Américaine née le 20 mars 1937 à Hawaii. Elle a beaucoup voyagé à travers le monde avec sa famille, accompagnant son père qui était dentiste dans l'armée. Depuis l'age de neuf ans, elle désire devenir écrivain, l'écriture et tout ce qui si rapportait étant ses points forts à l'école. Elle est rentrée dans l'université de Brown mais en est partie deux ans après pour se marier et former une famille de quatre enfants. Ils se sont installés en Haire où Lois a repris ces études, passé sont examens à l'université Southern-Haire et réaliser son rêve d'enfant en devenant écrivain dans les années 1970. Désormais divorcée, elle vie en West Cambridge avec son chien, Bandit, et passe ses week-end dans une ferme du 19ème siècle en New Hampsphire.
Le sujet
Le monde dans lequel vit Jonas est bien éloigné du nôtre : une société où la notion d'individu n'existe pas. Plus surprenant encore : ses membres ne ressentent rien. Ni amour ni haine viennent bousculer leur quotidien. Les gens ne meurent pas non plus. Ils sont "élargis". Tout comme le héros de cette histoire – un garçon de douze ans – le jeune lecteur brûlera de savoir ce qui se cache derrière ce terme si obscur.
Mêlant science-fiction et philosophie, Lois Lowry signe un roman envoûtant d'une incroyable densité. Dans un style très particulier, où les genres cohabitent, cet ouvrage étonnera par la réflexion profonde, intelligente et sensible qu'il nous livre sur nos semblables--Isabel Soubelet
Eric-Emmanuel Schmitt : la part de l'autre
Résumé : Que se serait-il passé si Hitler n'avait pas été recalé lors de son entrée à l'École des beaux-arts? Serait-il devenu un artiste peintre? Le cours du monde aurait-il été réellement modifié?

Mon avis : j'ai adoré ce roman d'un de mes auteurs préférés. L'idée est franchement originale et nous amène à réfléchir, à bien réfléchir sur cette part sombre que nous gardons tous quelque part en nous...Sans faire l'apologie de l'homme qui a déclenché le plus grand crime contre l'humanité, arrêtons- nous un instant.....et inversons le jeu "que serions-nous devenus si personne n'avait réussi à nous aimer, pour nos erreurs, nos faiblesses et nos manquements, plus peut-être que pour nos réussites....? Mais même l'absence de cet Amour-là, dans une vie, n'excuse pas tout...Loin s'en faut...A lire donc, juste pour jouer avec l'auteur..pour faire "comme si"......le temps d'une lecture..passionnante, au demeurant!
18 mai 2008
mon témoignage personnel
J'ai découvert Jacques Salomé à la foire du Livre à Bruxelles, il y a quatre, cinq ans.
Je m'y promenais sans but et sans envie particulière (j'étais encore fort déprimée à l'époque) et soudain, un homme d'un certain âge, m'aborde d'une façon très chaleureuse. Comme il est assis devant un stand, je me dis qu'il doit être écrivain.
Je ne le reconnais qu'au moment où il me serre la main!
J'avoue que je connaissais à peine Monsieur Salomé et que je n'avais pas l'intention d'acheter quoi que ce soit!
Au moment où il me serre la main, j'ai la sensation qu'il "voit" ma détresse intérieure et ma solitude et tout de suite il me fait lire un de ses textes qui parle de la tristesse que nous pouvons éprouver à vivre avec des personnes incapables de pleurer (ou d'exprimer leurs émotions..). je refuse de croire qu'il s'agit d'une simple manoeuvre publicitaire. Son invitation était d'un autre ordre.
Je me reconnais parfaitement dans ce texte, et j'y reconnais les problèmes que je vivais dans mon entourage proche (famille, travail).Et ça me fait tout drôle, comme si j'avais reçu un électrochoc!
Là-dessus, je quitte le stand et je reviens, quelques minutres après pour acheter mon tout premier Salomé (Vivre avec les autres) que l'auteur me dédicace d'une façon tout à fait personnelle et juste!
Depuis lors, j'en ai encore lu tout plein,des ouvrages de lui!
Maintenant que je me suis autorisée à vivre et à ressentir pleinement mes émotions, (la route fut longue pour y arriver!) je reste pleine de reconnaissance pour toutes les personnes qui m'ont aidée à ouvrir la porte, y compris pour cet homme bienveillant, ouvert et généreux.
Merci à toi, Jacques Salomé
Merci, la Vie!
salome : passeur de vies
Apprendre à vivre en harmonie avec soi-même et avec autrui est sans doute la plus belle aventure que propose la vie, mais aussi la plus douloureuse, la plus inquiétante. Il s’agit de quitter le connu, de s’affranchir des idées reçues, pour oser réécrire l’histoire de sa vie avec des mots qui nous éveillent et nous élèvent. Avec une sincérité émouvante et une lucidité admirable, Jacques Salomé reprend pour nous les traces de ses échecs, de ses souffrances intimes, de ses incompréhensions, de ses errances, et de ses propres découvertes fondamentales. Dans cet ouvrage vif, percutant, sans complaisance, et souvent bouleversant, nous découvrons que si l’oeuvre littéraire de Jacques Salomé est immense (déjà plus de 30 livres) , sa plus grande oeuvre est, indiscutablement, sa vie, qu’il dévoile pour la première fois afin que nous comprenions mieux la nôtre.
Mon avis : cette autobiographie nous explique le cheminement très personnel de Salomé et la genèse de sa pensée très claire et pleine d'humanité. A lire absolument!









