Les lectures de Sourifleur

Mes envies et découvertes au fil de mes voyages littéraires

20 avril 2008

Katherine Pancol : la valse lente des tortues

Après les crocodiles, les tortues... la blonde Katherine revient avec une saga familiale déjantée. Et les lectrices adorent.

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Difficile d'échapper à la tornade Gavalda. Pourtant partie en tête, la tortue pancolienne s'est allègrement fait rattraper en deuxième semaine. Campagne d'affichage, pubs radio, promotion à la télé... la force de frappe d'Albin Michel n'aura pas suffi à l'imposer face à la «stratégie du silence» de sa cadette.

Qu'importe! Katherine Pancol exulte. «Je me sens très proche d'Anna, confie la blonde au sourire éternel, nos lecteurs sont pareillement heureux lorsqu'ils referment nos livres. Et puis, être troisième, c'est déjà formidable.» Il est vrai qu'avec quelque 60 000 exemplaires écoulés (sur un tirage de 150 000) La Valse lente des tortues semble bien partie pour connaître un succès similaire à celui du précédent volet de sa saga familiale, Les Yeux jaunes des crocodiles - plus de 360 000 vendus, toutes éditions confondues, selon Edistat.

Un vrai filon que cette famille déjantée à souhait, avec la soeur diabolique, la mère cupide (les adjectifs sont interchangeables), le séduisant beau-frère, les adolescentes perturbées, le beau-père généreux... Pour ceux qui auraient raté le premier épisode, pas de panique: en quelques pages, le générique défile. Au centre de la scène, Joséphine Cortès, bien sûr, «celle à qui toutes les lectrices s'identifient». La quarantaine au grand coeur et à la naïveté confondante, la mère d'Hortense et de Zoé assume mal son nouveau statut de femme riche (son premier roman a cartonné) et libre (un crocodile a envoyé son piètre mari ad patres). D'autant qu'autour d'elle les jalousies s'exacerbent, les méchants affluent et les crimes se multiplient.

Moins maîtrisé et plus archétypal que La Consolante,de Gavalda, le dernier pavé de Pancol atteint néanmoins son but: passer du baume au coeur à tous les gentils dominés d'aujourd'hui. Marianne Payot

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Mon avis : je viens de terminer cette brique (sans avoir lu le tome précédent, "les yeux jaunes des crocodiles", ce qui ne m'a pas paru indispensable pour la compréhension de cette seconde partie) et j'ai savouré chaque ligne de ce roman de 672 pages. J'ai apprécié le décalage voulu par l'auteur entre le ton de sa narration (très détaché, léger même) et la gravité des faits (accidents mortels, meurtres, délires schizophréniques, domination sexuelle..). Je ressens que Pancol a peut-être exorcisé ses propres démons intérieurs par le biais de cette écriture ferme, limpide et que le lecteur se doit de prendre au xème degré et à petites doses pour la savourer tel un cocktail fruité, savamment dosé. A part deux trois passages un peu trop "gros" pour être plausibles (certains relèvent même du fantastique - je pense à Junior, le  fils de Marcel et de Josiane, véritable réincarnation d'Einstein, par exemple), j'ai été emballée, légèrement enivrée même par cet ondoiement incessant de ces moultes tranches de vies rattachées à chacun des personnages et qui forment plusieurs petites histoires tissées dans la trame principale du roman. Je recommande fortement ce livre comme compagnon de voyage, ou simplement pour se détendre à fond le temps d'un long week-end.

Posté par Sourifleur à 10:59 - Romans français - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Annie Saumont : un autre avis

Dans un souci d'objectivité, je vous ajoute une critique qui a été faite par le magasine LIRE

par Christine Ferniot
Lire, juillet 2005 / août 2005

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Annie Saumont a décidé de se consacrer à l'écriture dès l'âge de six ans et, en dehors de quatre romans qu'elle préfère oublier, n'écrit que des nouvelles, soit près de deux cent cinquante à son actif. Un recueil tous les deux ans depuis plus de trente ans, et toujours cette construction stricte, ce ton dépouillé où juxtapositions, répétitions, originalité ne riment jamais avec virtuosité. En quelques phrases, elle saisit une vie, suggère l'intime, si proche de nos désordres humains, de ces petites dérives qui sont nos démons ordinaires. En quelques pages, Annie Saumont dévoile une situation de crise. Mais c'est dans ses raccourcis, son irrespect grammatical, son décalage linguistique qu'elle atteint son but.

Petite ajoute personnelle : malgré ma réserve, j'ai encore tenté de lire un recueil de nouvelles "Aldo, mon ami", et celui-là ( et c'est le seul pour l'instant), je l'ai assez bien apprécié! Je reconnais avoir des goûts plutôt éclectiques. Je me devais aussi de nuancer un peu ma critique.

Posté par Sourifleur à 10:36 - critiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mes déceptions du moment

J'ai entamé, il y a quelques jours, un petit recueil de nouvelles d'Annie Saumont "les voilà, quel bonheur", après avoir essayé infructueusement "je ne suis pas un camion" et "si on les tuait?". Je n'accroche décidément pas au style de l'auteur (phrases dépouillées, passage d'une idée à l'autre sans transition aucune). Je ne suis guère touchée non plus par son ton un peu froid,très parlé et même vaguement argotique). Je renonce..

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Posté par Sourifleur à 10:32 - déceptions - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Nouveaux bouquins : mes critères d'acquisition

Voici, dans l'ordre, l'ensemble des critères qui déterminent mes choix de lecture :

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-une couverture attrayante (Eh,oui, c'est bien la première chose qui me frappe! )

-la quatrième de couverture (qui ne résume pas toujours le livre et n'augure pas toujours pertinemment de son contenu)

-la lecture de la première page et de quelques pages intermédiaires (critère très fiable pour déterminer la valeur de l'écriture)

-le conseil d'une personne éclairée (ma meilleure amie lit énormément, elle aussi, et nous avons une compatibilité de goûts littéraires qui frise les 80%!)

-la connaissance des oeuvres précédentes de l'auteur (c'est un bon critère, mais même un E-E Schmitt, auteur que j'affectionne, peut écrire des oeuvres plus décevantes)

-la lecture des résumés de livres et leurs critiques sur vos forums et blogs

-et enfin "last but not least", mon humeur du moment, qui est parfois l'unique critère de base (et assez fiable en général, car je ne suis pas tellement les modes, mais bien mes coups de coeur!)

Posté par Sourifleur à 10:13 - tranches de vie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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