11 novembre 2009
Paul Auster : dans le scriptorium
Quatrième de couverture : L’homme qui, ce matin-là, se réveille, désorienté, dans une chambre inconnue est à l’évidence âgé. Il ne sait plus qui il est, il ignore pourquoi et comment il se retrouve assigné à résidence entre les quatre murs de cette pièce, percés d’une unique fenêtre n’ouvrant que sur un nouveau mur et d’une porte qui, pour lui demeurer invisible, doit bel et bien exister puisque des “visiteurs” vont la franchir… Sur un bureau, sont soigneusement disposés une série de photographies en noir et blanc, deux manuscrits et un stylo. Qui est-il ? Et que lui veulent ses interlocuteurs, dont cette Anna qui lui donne du “Mr Blank” et lui parle de comprimés, d’un traitement en cours, mais aussi, étrangement, d’amour et de promesses ? Une journée se passe, lors de laquelle les “visiteurs” qui se présentent reprochent au vieil homme de les avoir jadis envoyés accomplir de mystérieuses et périlleuses missions dont certains sont revenus irrémédiablement détruits. Et cependant qu’entre deux vertiges, corps et mémoire en déroute, Blank interroge des souvenirs qui refusent de se laisser exhumer, qu’il cherche dans le manuscrit l’hypothèse d’une explication, une caméra et un micro enregistrent le moindre geste, les moindres bruits de cette chambre où il subit son ultime et interminable épreuve…
Mon avis : dans ce court roman, nous retrouvons le thème de la perte de l'identité cher à l'auteur. L'auteur nous offre un récit en deux plans, marquant la dissociation vécue par un individu entre ses ressentis et son histoire. Ce livre nous rappelle "seul dans le noir" mais il est mieux construit, plus interpellant, plus fascinant aussi. Je vous en conseille la lecture et moi-même je le relirais bien, parce que je ne me souviens plus de la fin du récit; c'est un livre que j'ai lu il y a quelques mois, et depuis j'en ai lus pas mal!
NB : merci à vous toutes et tous qui m'avez encouragée (voir post précédent), ça va mieux à présent et je me suis remise à lire pour de bon, mais comme je dévore mon rayon de livres fantastiques (j'en ai encore 7 à lire de ma PAL), vous me retrouverez sous peu sur mon "autre" blog "au coeur du fantastique" http://fantasmirific.canalblog.com/
03 novembre 2009
Je ne vous ai pas abandonnés..
Je voulais juste vous écrire ce petit message pour vous dire que j'ai bien l'intention de revenir sur ce blog, mais j'ai un peu honte à le dire (...), des circonstances familiales très difficiles actuellement, m'ont un peu fait replonger dans la fatigue et dans la déprime et je suis encore très bouleversée et peu concentrée pour lire. Les choses vont tout doucement mieux et je commence enfin à récupérer, mais deux déménagements successifs en six semaines (!), m'ont littéralement mise sur les genoux.
Je vous demande encore un tout petit peu de patience..
Je pense beaucoup à vous tous, mes chers amis et amies virtuels et avant de me remettre à la lecture et à la rédaction de nouveaux billets, je passerai vous faire une petite visite commentée dans les prochains jours.
Je suis aussi de tout coeur avec Sybilline, mon Amie de coeur, qui connait également des moments difficiles dans sa famille et que je ne peux soutenir qu'avec de très fragiles moyens pour le moment. Pardon, Syb..je pense à toi, tu sais.
08 octobre 2009
Oyez oyez, braves gens!
Ne craignez rien, je ne fermerai pas mon blog préféré, je le promets : je vous annonce simplement la naissance d'un petit nouveau-né que vous allez trouver "fantastique". Au fil de mes lectures, je vous guiderai dans le monde littéraire et audio-visuel de ce genre trop méconnu.
Voici la clé qui vous ouvrira la porte sur l'étrange :
http://fantasmirific.canalblog.com/
05 octobre 2009
Les 100 livres
J'ai trouvé un petit tag très sympa sur vos blogs et j'ai voulu m'y mettre aussi : il s'agit de marquer sur une liste reprenant les 100 oeuvres préférées par les Français, celles que l'on a lues et y apposer un petit commentaire. Bon, je me lance :
1 La Bible : je l'ai lue en entier, deux fois (version protestante)
2 Les misérables de Victor Hugo : j'ai lu cette belle fresque sociologique à l'âge de 14, 15 ans; c'est un des plus gros pavés que j'ai lus.
3 Le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry : Je l'ai lu et j'ai joué partiellement le rôle du petit prince à mon cours de déclamation.
4 Germinal d'Emile Zola :
5 Le seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien : j'ai lu environ 150 pages du premier tome et je n'ai pas aimé (je n'aime pas tellement le style héroïc-fantasy en général), mais j'ai apprécié l'adaptation cinéma, version abrégée!
6 Le rouge et le noir de Stendhal :
7 Le grand Meaulnes d'Alain-Fournier : je l'ai lu en récupérant de mon tout premier chagrin d'amour..
8 Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne :
9 Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody : j'ai trouvé ce livre très dur!
10 Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas : nan! je déteste les histoires de cape et d'épée!
11 La gloire de mon père de Marcel Pagnol: j'ai adoré le livre et le film!
12 Le journal d'Anne Frank par Anne Frank : un souvenir d'adolescence qui m'a fortement marquée!
13 La bicyclette bleue de Régine Deforges : j'ai lu le premier tome et je n'ai pas eu envie de continuer.
14 La nuit des temps de René Barjavel :
15 Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough : Oui! Je l'ai lu au moins quatre fois, et j'ai vu et revu la série! J'adore Richard Chamberlain! Cette histoire est trop belle!
16 Dix petits nègres d'Agatha Christie : une des meilleures oeuvres de la collection!
17 Sans famille d'Hector Malot :
18 Les albums de Tintin de Hergé : je les ai tous lus et pourtant je ne suis pas "tintinophile"!
19 Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell : le film m'a suffi!
20 L'assommoir d'Emile Zola : j'ai lu la moitié de ce roman dont la verdeur du langage m'a un peu choquée, à l'époque..
21 Jane Eyre de Charlotte Brontë : j'ai aimé le livre et le film avec Orson Welles
22 Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc.: je les consulte assez rarement, j'ai toujours bien aimé le petit Larousse.
23 Au nom de tous les miens de Martin Gray : J'ai lu ce livre vers mes 20 ans, quand je n'aspirais qu'à une chose : vivre seule, sans mes parents, surtout.
24 Le comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas :
25 La cité de la joie de Dominique Lapierre : un très beau livre! Le film (avec le regretté Patrick Swayze!) est également fort intéressant!
26 Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley : je l'ai lu, adolescente et je n'ai pas aimé.
27 La peste d'Albert Camus : un livre triste mais plein d'humanité.
28 Dune de Frank Herbert : J'ai essayé mais je n'ai pas accroché.
29 L'herbe bleue Anonyme : un témoignage fort réaliste
30 L'étranger d'Albert Camus : trop nihiliste, ce roman! Je n'ai pas aimé!
31 L'écume des jours de Boris Vian : juste un bel exercice de style..
32 Paroles de Jacques Prévert : je l'ai étudié pendant le cours de français. Certains textes sont très parlants!
33 L'alchimiste de Paulo Coelho :
34 Les fables de Jean de La Fontaine : j'en ai lu plusieurs, mais pas l'intégrale!
35 Le parfum de Patrick Süskind :
36 Les fleurs du mal de Charles Baudelaire : je n'ai jamais accroché à cette lecture.
37 Vipère au poing d'Hervé Bazin : je n'avais que 13 ans quand je l'ai lu pour la première fois, et la méchanceté que j'y ai trouvée m'a horrifiée à l'époque. Sept ans après, j'ai présenté une analyse très nuancée de ce livre pour mon examen final de français (études supérieures), et je me souviens avoir eu une excellente cotation.
38 Belle du seigneur d'Albert Cohen :
39 Le lion de Joseph Kessel : l'histoire est assez touchante. Je m'en souviens vaguement.
40 Huis clos de Jean-Paul Sartre : J'aime les pièces écrites de façon très incisive par cet écrivain philosophe.
41 Candide de Voltaire :
42 Antigone de Jean Anouilh : lecture obligée. Je n'en ai rien retenu de particulier
43 Les lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet : à lire pour l'ambiance!
44 Premier de cordée de Roger Frison-Roche : à lire pour le dépaysement.
45 Si c'est un homme de Primo Levi : un très beau témoignage!
46 Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur : j'ai lu toute la collection! Celui-ci, je l'aimais particulièrement bien!
47 Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne :
48 Les fourmis de Bernard Werber :
49 La condition humaine d'André Malraux : je l'ai lu vers mes 16 ans et il me semble que je l'ai bien aimé, mais je ne me rappelle plus pourquoi!
50 Les Rougon-Macquart d'Emile Zola : j'ai juste lu "le rêve" qui est magnifique!
51 Les rois maudits de Maurice Druon :
52 Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand : je l'ai lu dans la collection "bibliothèque verte". Je me souviens de la célébrissime tirade du nez!
53 Les hauts de Hurlevent d'Emily Brontë :
54 Madame Bovary de Gustave Flaubert :
55 Les raisins de la colère de John Steinbeck
56 Le château de ma mère de Marcel Pagnol : j'ai moins aimé ce tome-ci; par contre, le film est meilleur.
57 Voyage au centre de la Terre de Jules Verne : j'ai bien aimé la magie et le caractère un peu désuet de ce récit.
58 La mère de Pearl Buck : un très beau portrait de femme écrasée par sa condition!
59 Le pull-over rouge de Gilles Perrault :
60 Mémoires de guerre de Charles de Gaulle : merci beaucoup, je passe!
61 Des grives aux loups de Claude Michelet: un beau petit roman de terroir.
62 Le fléau de Stephen King : oui! oui! oui! C'est un des meilleurs Stephen King. Je vais d'ailleurs bientôt le relire pour la 4ème fois!
63 Nana d'Emile Zola :
64 Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur : il n'est pas dans mes favoris.
65 Pour qui sonne le glas d'Ernest Hemingway
66 Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez
67 Oscar et la dame rose d'Eric-Emmanuel Schmitt : un livre qui nous parle d'un sujet grave avec plein de tendresse! J'ai adoré!
68 Robinson Crusoé de Daniel Defoe
69 L'île mystérieuse de Jules Verne
70 La chartreuse de Parme de Stendhal
71 1984 de George Orwell :
72 Croc-Blanc de Jack London : une très belle histoire d'amitié entre un chien et un homme.
73 Regain de Jean Giono :
74 Notre-Dame de Paris de Victor Hugo :
75 Et si c'était vrai de Marc Levy : pas trop aimé. L'histoire est sympa mais l'écriture est moyenne.
76 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline :
77 Racines d'Alex Haley : encore un livre-témoignage
78 Le père Goriot d'Honoré de Balzac : le seul Balzac que j'ai réussi à lire. Beau portrait d'un père despotique et névrosé.
79 Au bonheur des dames d'Emile Zola
80 La terre d'Emile Zola
81 La nausée de Jean-Paul Sartre
82 Fondation d'Isaac Asimov
83 Le vieil homme et la mer d'Ernest Hemingway : une leçon de simplicité et de courage
84 Louisiane de Maurice Denuzière
85 Bonjour tristesse de Françoise Sagan : pas aimé!
86 Le club des cinq d'Enid Blyton : je les ai lus tous, avec une sympathie particulière pour "le club des cinq et les gitans".
87 Vent d'est, vent d'ouest de Pearl Buck : pas de souvenir particulier
88 Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
89 Les cavaliers de Joseph Kessel
90 Jalna de Mazo de la Roche
91 J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian
92 Bel-Ami de Guy de Maupassant
93 Un sac de billes de Joseph Joffo : une belle histoire. Cependant, l'écriture est moyenne
94 Le pavillon des cancéreux d'Alexandre Soljenitsyne
95 Le désert des Tartares de Dino Buzzati
96 Les enfants de la terre de Jean M. Auel : j'ai lu le premier tome, que j'ai trouvé intéressant, mais long! Alors je me suis abstenue de lire le reste.
97 La 25e heure de Virgil Gheorghiu : c'est un livre que j'ai reçu comme prix. Je me souviens seulement qu'il est triste.
98 La case de l'oncle Tom de H. Beecher-Stowe
99 Les Thibault de Roger Martin du Gard : j'ai lu les deux premiers tomes, que j'ai appréciés pour leur caractère romantique. Les descriptions ultra-détaillées n'ont même pas réussi à me décourager!
100 Le silence de la mer de Vercors : ce n'est pas un souvenir impérissable!
Ca me fait un total de 51 : c'est une bonne moyenne, je pense. Mais en fait, c'est normal, car je suis à moitié française, seulement!
24 septembre 2009
Molina : pleine lune
Résumé : Dans une petite ville du Sud de l'Andalousie battue par la pluie et le vent, une fillette est retrouvée morte sur le talus d'un parc. L'hiver et la peur tombent sur la ville tandis que se font entendre, comme une trame en continuelle expansion, les voix des personnages liés entre eux par des bribes de passé et l'horreur d'une cruauté gratuite - l'inspecteur, l'institutrice, le médecin légiste, l'assassin enfin, qui vit dans la haine et la soumission du plus faible.
Mon avis : j'ai beaucoup aimé ce livre dense et fort bien écrit. Les personnages sont décrits avec finesse et minutie et une grande attention a été accordée par l'auteur à l'évocation de l'ambiance qui règne dans cette petite bourgade, et son regard visionnaire nous dévoile par étapes, la résonnance des liens qui se nouent entre les différents protagonistes de cette histoire. J'apprécie l'humanisme de l'auteur, la sobriété avec laquelle il exprime les méandres des passions qui agitent l'être humain, soient elles inconscientes, et la belle construction de l'intrigue, savamment élaborée, jamais ennuyeuse, nous amenant pas à pas, vers sa fin.
Antonio Munoz Molina
Écrivain espagnol, parmi les plus connus de sa génération
Né en 1956 à Ubeda, dans la province de Jaén (Andalousie), Antonio Muñoz Molina a fait des études d'histoire de l'art à l'université de Grenade.
Il a publié plusieurs romans couronnés de nombreux prix littéraires Beatus ille, Un hiver à Lisbonne (prix de la Critique et Prix national de littérature 1987), Beltenebros, Le Royaume des voix (prix Planeta 1991 et Prix national de littérature 1992).
Il écrit régulièrement dans le journal El Pais. En 1996, il a été élu à la Real Academia de Letras, dont il est le plus jeune membre. En 1998, son roman Pleine Lune a obtenu le prix Femina étranger.
21 septembre 2009
Jeu des titres
Allez, comme je suis un petit peu beaucoup paresseuse ces temps-ci je me permets de tricher un peu dans mes posts et de participer à ce petit jeu humoristique et sympa..alors voilà ma sélection :
Décris-toi : la rêveuse d'Ostende
Comment te sens-tu : le nageur dans la mer secrète
Décris là où tu vis actuellement : chez eux
Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu : bord de mer
Ton moyen de transport préféré : la route d'Altamont
...
Ton / ta meilleur(e) ami(e) est : le fiancé de la lune
...
Toi et tes amis, vous êtes : le club des petites filles mortes
...
Comment est le temps : jours d'orage
Ton moment préféré de la journée : mon coeur, tu penses à quoi?
...
Pensée du jour: qui c'est, ce garçon?
...
Comment aimerais-tu mourir : seul dans le noir
La condition actuelle de mon âme : Dieu et moi
Qu'est la vie pour toi: deux graines de cacao
Ta peur : mauvaises nouvelles
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : apprendre à mourir
30 août 2009
Mark Spragg : une vie inachevée
L'auteur : Né dans un ranch du Wyoming, Mark Spragg évoque dans son œuvre toute la puissance et la poésie de l’Ouest américain. Là où les rivières se séparent a obtenu le Mountains and Plains Booksellers Award. Publié aux États-Unis en 2004, son second roman, Une vie inachevée, a été adapté au cinéma.
Résumé : L'histoire se passe en milieu rural. Dans un vieux ranch, vivent deux vieux vétérans de la guerre de Corée, deux hommes taciturnes qui ont tout perdu : Einar Gylkynson, privé de sa femme et de son fils unique et son compagnon de misère, Mitch Bradley, souffrant et estropié. Deux hommes unis par une indéfectable amitié, tendre et bourrue.
Après dix années de pérégrinations diverses Jane Gilkynson, la belle-fille d'Einar a quitté l'Iowa pour échapper à la violence de son dernier compagnon, Roy, et revient au ranch familial. Elle y ramène une petite fille, Griff, l'enfant de Griffin, le fils déploré, mort dans un accident de voiture.
L'accueil d'Einar est plutôt réservé, depuis toujours; il a attribué à cette jeune femme pleine de coeur mais un peu étourdie, l'entière responsabilité de ce dérapage.
Mais la détermination de la fillette, sa force de caractère, et surtout son désir de vivre dans une véritable famille, vont changer le coeur blessé du vieil homme et apporter un supplément de tendresse dans la vie des deux compagnons. Tous les trois, ils vont vivre de réels instants de bonheur et de partage.
Mais l'arrivée inopinée de Roy, l'ancien compagnon de Jane compromet lourdement cette félicité tranquille.
La bonne volonté et la franchise de Jane lui permettront-elle de se faire enfin aimer et reconnaître?
Mon avis : Ce récit lent divisé en chapitres courts et ponctué de phrases également brèves, nous plonge dans la vie rurale d'une petite bourgade isolée. Tendresse et âpreté ponctuent les dialogues entre les membres de cette famille reconstituée. Au fil des pages, le lecteur découvre chez l'auteur, un profond respect pour la vie dans ses manifestations les plus minimes, et une empathie très naturelle vis-à-vis de la souffrance. L'enfant, personnage clé de ce roman, est présenté ici comme la source de la joie véritable et le catalyseur d'une tendresse latente et omniprésente qui ne cherchait qu'à s'exprimer. A travers ses ressentis, elle nous offre un portrait idéalisé d'innocence et de courage.
J'ai bien aimé cette histoire intimiste, pleine de bons sentiments, un peu prévisible. C'est un livre facile, agréable à lire, d'une écriture correcte et qui nous met un sourire au coeur. A lire pour la détente.
Je remercie l'équipe de
qui m'a permis de découvrir cette oeuvre et de la commenter.
25 août 2009
Petit moment de silence
Ce matin en parcourant certains de mes blogs favoris, j'ai reçu un véritable choc : les blogs de Sheherazade ont disparu de la blogosphère et j'avoue que ça me rend fort triste...
Comme certains parmi ses lecteurs, je savais déjà que notre amie blogueuse avait pris la décision de ne plus continuer à alimenter ses trois excellents blogs (littérature-cinéma et promenades dans Bruxelles). Nous nous étions faits à cette idée en trouvant "que c'était quand même dommage", mais en respectant sa décision qui bien entendu, ne nous appartient pas.
Je dis "nous" parce que je sais que je ne suis pas la seule à avoir été attristée par ce départ un peu inopiné quand même.
Et nous étions plusieurs aussi à lui proposer de revenir nous lire de temps en temps, nous lui avons même promis de rester des visiteurs fidèles de son blog littéraire (entre autres!) qui était un véritable régal!
Shéhérazade, je parle maintenant à titre personnel : pourquoi tu as-fait cela? Pourquoi avoir supprimé ce qui était si beau, si parlant, si riche? J'avais encore l'intention de passer te lire, moi!
Bien entendu, tu pourrais me dire que cela ne me regarde pas et tu as raison, parce que tu ne nous dois rien et parce que comme je l'ai déjà dit, ta réponse n'appartient qu'à toi. Je ne peux donc que m'incliner.
Et faire le deuil de ce dont tu viens de nous priver.
Je suppose que tu avais tes raisons (chaque acte a ses raisons) et je les respecte.
Je voulais simplement exprimer mon étonnement et ma tristesse et une certaine déception, oui, qui n'engage que moi bien entendu.
Si jamais tu reviens ici et que tu lis ce message, je voudrais te dire une dernière fois que je te souhaite simplement beaucoup de bonheur et un grand épanouissement dans tes nouvelles activités.
J'espère que la fin définitive de ton ancienne activité, t'aura permis de prendre plus aisément un nouveau départ, ou pourra simplement contribuer à réaliser ce qui te tient au coeur.
Meilleures amitiés et au revoir. Sourifleur
Paul Auster : seul dans le noir
Résumé : "Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m'efforçant de venir à bout d'une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain." Ainsi commence le récit d'August Brill, critique littéraire à la retraite, qui, contraint à l'immobilité par un accident de voiture, s'est installé dans le Vermont, chez sa fille Miriam, laquelle ne parvient pas à guérir de la blessure que lui a infligée un divorce pourtant déjà vieux de cinq ans, et qui vient de recueillir sa propre fille, Katya, anéantie par la mort en Irak, dans des conditions atroces, d'un jeune homme avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, croit-elle, le départ de ce dernier pour Bagdad... Pour échapper aux inquiétudes du présent et au poids des souvenirs, peu glorieux, qui l'assaillent dans cette maison des âmes en peine, Brill se réfugie dans des fictions diverses dont il agrémente ses innombrables insomnies. Cette nuit-là, il met en scène un monde parallèle où le 11 Septembre n'aurait pas eu lieu et où l'Amérique ne serait pas en guerre contre l'Irak mais en proie à une impitoyable guerre civile. Or, tandis que la nuit avance, imagination et réalité en viennent peu à peu à s'interpénétrer comme pour se lire et se dire l'une l'autre, pour interroger la responsabilité de l'individu vis-à-vis de sa propre existence comme vis-à-vis de l'Histoire. En plaçant ici la guerre à l'origine d'une perturbation capable d'inventer la "catastrophe" d'une fiction qui abolit les lois de la causalité, Paul Auster établit, dans cette puissante allégorie, un lien entre les désarrois de la conscience américaine contemporaine et l'infatigable et fécond questionnement qu'il poursuit quant à l'étrangeté des chemins qu'emprunte, pour advenir, l'invention romanesque.
Mon avis : ce roman est bien dans la lignée de cet excellent auteur et se lit très facilement (on y retrouve un réalisme magique rendu accessible par une écriture toujours claire et limpide). Il reproduit en outre quelques thèmes familiers : la peur de la décrépitude physique, de l'approche de la vieillesse, décuplées par une interrogation lancinante sur le sens réel de la responsabilité. Et pourtant, malgré cela (ou peut-être à cause de cette espèce de répétition), cette oeuvre ne m'a pas laissé de souvenir marquant. Juste un agréable moment de lecture, sans plus, ce qui n'est quand même pas mal.










